Pourquoi j’ai écrit un traité d’auto-sabotage du bonheur – A paraître

Ce n’est pas un guide. C’est une porte.

Ce livre n’est pas né d’une illumination. Il est né d’une fatigue.

La fatigue des méthodes. Des coachs. Des gourous. Des recettes en kit. Des « 5 clés du bonheur ». Des stages où l’on crie son prénom dans une forêt en pleurant. Des livres empilés sur la table de nuit, lus, essayés, oubliés. Des promesses renouvelées chaque année, chaque mois, chaque semaine.

J’ai tout essayé. Vraiment tout. La méditation, la visualisation, la gratitude, le sport, le voyage, la psychanalyse, les cristaux, les huiles essentielles, les régimes, les retraites. J’ai dépensé des sommes folles, passé des heures innombrables, accumulé des déceptions sans fin. Rien n’a marché. Rien n’a changé. J’étais le même, avec mes doutes, mes peurs, mes angoisses, mes contradictions. J’étais juste plus fatigué, plus pauvre, plus cynique.

Et puis, un jour, j’ai compris quelque chose. Ce n’était pas moi qui étais cassé. C’était la promesse. La promesse que le bonheur est une méthode. La promesse qu’il suffit de trouver la bonne recette. La promesse que si l’on n’y arrive pas, c’est qu’on n’a pas assez travaillé, assez visualisé, assez positivé.

Cette promesse est un piège. Un piège qui nous fait croire que le bonheur est un objet à conquérir, un projet à réussir, une destination à atteindre. Un piège qui nous éloigne de ce qui compte : la perception, le regard, la présence.

Ce livre, c’est ma tentative de regarder ce piège en face. De comprendre comment il fonctionne. De voir ce qu’il y a derrière.

Ce n’est pas un guide. Ce n’est pas une méthode. Ce n’est pas une recette de plus. C’est un miroir. Il ne vous dira pas quoi faire. Il vous montrera qui vous êtes, ce que vous faites, et ce que vous pourriez regarder autrement.

Le reste, c’est vous.

Bonne route.


Ce que vous trouverez dans le livre

Cinq parties. Seize chapitres.

La première partie explore l’individu comme champ de bataille. Ce que nous faisons — et ce que nous ne faisons pas. Ce que nous croyons — et ce que nous évitons. Ce que nous racontons — et ce que nous cachons.

La deuxième partie s’attaque à l’injonction sociale au bonheur. Le devoir d’être heureux. La marchandise du bonheur, cette industrie florissante qui vend des rêves et fabrique des insatisfaits. La psychologie positive, ce courant récupéré, instrumentalisé, perverti.

La troisième partie monte d’un cran. Les institutions. Le travail, ses promesses d’épanouissement et sa réalité d’aliénation. L’éducation, qui promet l’émancipation mais fabrique la performance et l’anxiété. L’État, les Lumières, la promesse républicaine, l’écart avec la réalité.

La quatrième partie élargit encore. Le lien social, source de bonheur et de malheur. La solitude moderne, ce paradoxe d’être connecté et seul. L’entre-soi et la compétition, cette société qui nous oppose au lieu de nous rassembler.

La cinquième partie ouvre. Que faire de tout cela ? Rien, probablement. Ou plutôt : un devoir de lucidité. La voie du milieu, cet équilibre précaire, cette oscillation comme horizon. Et l’humour comme dernier refuge — pas comme solution, mais comme lucidité.


Une dernière chose

Si vous cherchez une méthode, si vous attendez des réponses, je vous arrête tout de suite. Vous vous êtes trompé de livre. Ce n’est pas un guide, c’est un miroir. Il ne vous dira pas quoi faire. Il vous montrera qui vous êtes, ce que vous faites, et ce que vous pourriez regarder autrement.

Le livre ne donne pas de solutions. Il donne une clé : la lucidité. Le reste, c’est vous.


Le livre est disponible ici

Petit traité d’auto-sabotage du bonheur A paraître
Réflexion sur ce que nous faisons (ou pas) pour être heureux.

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